5ème jour, la descente vers le sud

La journée de dimanche fut sans doute l’une des plus longues du voyage.

La famille de JC nous avait sortis de Paris en nous emmenant à une aire d’Autoroute. Rapidement, nous avons trouvé des conducteurs dans une voiture très confortable avec sièges en cuir. Ils allaient à un repas de famille mais étaient déjà très en retard ! Ce qui est sûr, c’est qu’ils étaient très sympathiques, ouverts. On leur a parlé de notre périple et ils semblaient vraiment épatés. Par dessus le marché, le programme musical était excellent !

Ils nous ont déposé à une autre aire d’autoroute juste avant Orléans. Les vacanciers y étaient très nombreux, et les voitures pleines, du fait des départs en vacances. Autant vous dire que nous avons eu énormément de mal à trouver une nouvelle voiture. Oussama a même essayé de faire un panneau « Laissez vos enfants, prenez-nous ! » : sans succès. On a eu le temps d’en faire des choses sur cette aire d’autoroute. Après une petite sieste en plein soleil, on s’est mis à danser au bord de la route pour attirer l’attention des conducteurs. Sans succès ! On était pas loin d’un autre autostoppeur, qui descendait sur la Côte d’Azur. Il nous a expliqué qu’il étudiait à Bruxelles pour devenir prêtre et il nous donné quelques conseils pour le voyage.

L’emplacement qu’on avait choisi n’était pas idéal parce que le gens n’avaient pas de place pour s’arrêter. On a donc décidé d’aller à la sortie de l’aire d’autoroute.

Après plus de 2h30 d’attente au total, nous avons enfin trouvé une voiture : une jeune fille avec deux très jeunes enfants à l’arrière. Il a fallu se serrer un peu mais JC a pu jouer avec les enfants et s’est amusé comme un petit fou. Ces enfants étaient complètement intimidés au début du trajet. À la fin, ils ne voulaient plus nous quitter ! Cette gentille conductrice a fait un sacré détour et nous a avancé de plus de 40 km au delà de sa sortie, encore sur une aire d’autoroute.

Il était 17h00 et il était temps de goûter ! On a donc pris un sandwich et beaucoup d’eau. On disait bonjour à tout le monde car les gens étaient contents de partir en vacances. Et on a repris le stop rapidement après. Il y avait beaucoup de routiers des pays de l’est mais visiblement aucun ne parlait français ou même anglais.On a aussi croisé une 4L conduite par deux étudiants de l’ESC Rennes qui avaient fait le 4L Trophy. On aurait bien aimé monter avec eux mais ils nous on dit qu’ils n’avaient pas la place. Une voiture de gendarmes s’est même arrêtée à notre niveau et on a parlé avec eux pendant un bon moment, Ils sont repassés 3 fois et nous faisaient de grands coucous en signe de soutien. On leur a expliqué qu’on venait des Pays-Bas et qu’on transportait de la drogue pour le compte des Schtroumpfs, ca les a bien fait rire. Quelques minutes après, une dame s’est arrêtée. Elle n’avait jamais pris d’autostoppeurs, elle a donc eu droit à son baptême. Elle nous a parlé de toute l’histoire de la région du Limousin, au fil de la route et des différents villages auprès desquels on passait. On se souviendra notamment du village d’Arnac La Poste qui a beaucoup fait rire Jean-Christophe.

4l

Elle nous a déposé près de l’aéroport de Limoges et notre hôte, Gilles, un ami de la famille de JC, est venu nous chercher. On a passé la soirée sur sa terrasse, dans la campagne limousine, autour d’une sympathique plancha. C’était pour Oussama l’occasion de jouer à l’apprenti cuistot ! C’était vraiment une bonne soirée, on a été accueillis comme des rois ! Le fils de Gilles nous a rejoint plus tard dans la soirée. Il travaille dans un centre spécialisé d’accueil des personnes lourdement handicapées. Après avoir discuté avec lui, on a compris que ces personnes avaient besoin de soutien et que elles aussi pouvaient avoir une vie malgré leur âge mental ou leurs déficiences physiques. Nous avons aussi discuté de ses différents voyages car lui aussi a beaucoup voyagé en autostop à travers l’Europe, notamment en Roumanie. C’est un mec cool !

Nous avons décidé de dormir à la belle étoile car le ciel était dégagé et qu’il n’y avait pas de vent. Nous sommes malheureusement rentrés quelques heures plus tard car le vent commençait à se lever et il faisait froid.

C’était la dernière soirée à l’extérieur avant le retour à Auch…

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